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L’auto-publication – La mise en page >>

Dans mon article précédent portant sur l’auto-publication, j’ai abordé le processus d’élaboration du concept du document à publier. Cette première étape constitue les fondations du travail qui va suivre. Le temps et le soin consacrés à la conceptualisation faciliteront la mise en œuvre de celle-ci.

La mise en œuvre

Le contenu

Avant de m’attaquer à la mise en page proprement dite, je procède à une pré-sélection des photos et des textes. J’ai pris l’habitude d’avoir en main plus de matériel que nécessaire. Ainsi, je dispose d’une marge de manœuvre dans le travail de mise en page qui suivra.

Bouquet d’images : pour ce projet, pas de travail de sélection, chaque participant présente une photo et son propre texte.

Si ce n’est déjà fait, je m’acquitte dès maintenant de l’optimisation des photos retenues. Ce travail d’optimisation sera plus ou moins achevé selon le logiciel que je prévois utiliser. Je reviendrai sur cet aspect plus loin. Ce qu’il faut retenir pour l’instant, c’est que j’ai intérêt à ce que cette optimisation soit finalisée en amont. En procédant ainsi, je diminue les risques d’obtenir un produit fini insatisfaisant visuellement.

C’est également le bon moment de procéder à la correction des textes qui seront inclus. Il est indispensable de les soumettre à un autre regard, détaché du contenu, pour repérer les fautes d’orthographe, de grammaire et de syntaxe. Avoir dans son entourage quelqu’un qui « possède son français » représente donc une très grande richesse.

Ces tâches complétées, j’ai maintenant en main tout le contenu souhaité. Je suis prêt à m’attaquer au contenant.

Le contenant

Les logiciels

Différents logiciels sont disponibles pour réaliser la mise en page. Plusieurs fournisseurs offrent la possibilité de travailler en ligne, d’autres offrent un logiciel maison. Lightroom offre un module Livre en collaboration avec Blurb. Enfin, il existe des logiciels spécialisés très puissants, mais aussi très complexes et qui nécessitent un apprentissage et une utilisation soutenus pour arriver à les maîtriser (In Design par exemple).

Le module Livre de Lightroom offre un grand confort d’utilisation qui s’inscrit bien dans le flux de travail régulier. Avantage supplémentaire, les retouches effectuées en cour de route sur les photos seront immédiatement transposées dans le livre en élaboration. Par contre, le choix de maquettes, bien qu’important et varié, demeure limité et ne répond pas nécessairement aux besoins. Il est malheureusement très difficile, voire impossible de les modifier ou d’en créer de nouvelles.

Personnellement, j’utilise souvent le logiciel maison de Blurb : BookWright. Il offre plus de flexibilité que le module disponible dans Lightroom, sans avoir le niveau de complexité (et de performance) d’un logiciel spécialisé comme In Design. Par contre, les images importées ne sont pas mises à jour si des modifications sont apportées à celles-ci. Il faudra demeurer très vigilant sur cet aspect.

Voici une vidéo (en anglais) et un tutoriel (en français) pour vous permettre d’apprivoiser son fonctionnement.

La mise en page

Notre espace de travail choisi (Lightroom , logiciel maison ou spécialisé), c’est maintenant le moment de mettre les mains à la pâte. De multiples possibilités s’offrent à nous pour la mise en page : images isolées, regroupées, insérées dans le texte, texte uniquement, etc.. La disposition des différents éléments (espace texte, espace image) sera tributaire du concept élaboré auparavant.

Bouquet d’images : l’espace consacré à une seule image sera prépondérant. Un espace pour le titre, un autre pour le texte d’accompagnement et enfin un dernier pour le nom du participant seront disposés au côté de celle-ci.

Dans Lightroom, différents modèles de mise en page sont proposés. Par contre, aucun ne correspond aux balises fixées. C’est donc avec BookWright que j’ai travaillé pour créer le livre Bouquet d’images.

pages

Pour me faciliter la poursuite du travail, je crée une ou des maquettes (« layout »). Ainsi, je n’aurai pas à refaire les mêmes opérations à chaque page. Il me suffira d’appliquer la maquette sur celle-ci.

Voici la façon de procéder : il faut activer l’onglet Layouts et cliquer sur Save Layout. Une boîte de dialogue s’ouvre qui offre le choix d’enregistrer la maquette (layout) pour la page de gauche, celle de droite ou sur deux pages. Enfin un espace est prévu pour indiquer un nom.

Sauvergarde de la maquette

Bouquet d’images : trois maquettes sont requises. Une première pour les images en mode paysage et deux autres pour celles en mode portrait (page gauche et page droite).

Maquette mode portrait

« L’habillage » (l’esthétique de la page)

C’est également à cette étape que j’aborde certaines considérations esthétiques afin de les intégrer dès maintenant aux maquettes. Si je prends cette précaution, c’est que BookWright ne répercute pas automatiquement les modifications à celles-ci sur les pages déjà créées. Elles ne s’appliqueront qu’aux pages ajoutées après ces modifications aux maquettes. Il faudra donc réappliquer la maquette modifiée à chaque page déjà complétée, au risque de devoir reprendre celles-ci. Appliquer les changements effectués devient alors assez laborieux selon l’avancement du travail de réalisation.

Les polices de caractères

Étant donné que des textes seront présents sur chaque page, je m’attarde au choix des polices de caractères qui seront utilisés pour ceux-ci. Le critère essentiel à considérer, c’est la lisibilité. Deux grandes familles de typographie sont disponibles : serif et sans serif. Un troisième choix dans l’univers informatique : le style manuscrit (Hand writing). Différentes études recommandent tantôt l’usage du serif, tantôt celui du sans serif.

serif - sans serif

Pour ma part, je suis plutôt porté vers le sans serif. J’utilise souvent deux polices différentes, une pour les titres et une autre pour le corps du texte.

Une fois les polices choisies, plusieurs facteurs peuvent influencer la lisibilité.

Premier paramètre à considérer : la taille (en point pt) des polices utilisées. Les possibilités sur ce plan sont infinies et ne sont pas limitées aux valeurs offertes par défaut.

taille de polices

Elles peuvent également prendre différents attributs (caractères gras, italique, etc..).

N’hésitez pas à jouer avec la couleur et son intensité. Un autre paramètre sur lequel expérimenter : l’espacement des caractères. Très utile pour réussir à faire entrer un texte trop long dans un espace fixe, il peut être également utilisé pour créer un effet impossible à obtenir autrement.

espacement

Les logiciels et le système d’exploitation proposent déjà un large choix (parfois redondant) de polices de caractère. Néanmoins, il demeure toujours possible d’élargir encore celui-ci en installant de nouvelles polices. Une bonne source d’inspiration : Google font.

Bouquet d’images : j’ai choisi la police Advent Pro (24pt) pour les titres et Oxygen pour le nom des participants (18pt) et le corps de texte (14pt). Pour maintenir l’attention sur l’image, j’ai utilisé une teinte de gris pour la police du texte.

Les paragraphes

Poursuivons avec les paramètres de paragraphe. L’espace entre les lignes nous vient tout de suite à l’esprit. L’alignement à gauche ou à droite, le texte centré ou justifié apportent eux aussi une contribution au confort de lecture du texte. De plus, les choix faits sur ce plan vont influencer de façon marquée le rendu général du texte sur la page.

Une fois cet exercice complété, j’ai à ma disposition les maquettes requises pour procéder à la réalisation de mon projet.

Ce sera l’objet du prochain article.

2 thoughts on “L’auto-publication : La conception de la maquette”

  1. Bonjour, je viens de tomber sur vos pages concernant l’auto publication Blurb/Bookwrigt avant de commencer ma maquette, intéressant merci encore, mais je pense qu’il doit y avoir une suite ? merci de l’information. Cordialement.
    jf Cholley

  2. Bonjour, je viens de tomber sur vos pages concernant l’auto publication Blurb/Bookwrigt avant de commencer ma maquette, intéressant merci encore, mais je pense qu’il doit y avoir une suite ? merci de l’information. Cordialement.
    jf Cholley

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