<< L’auto-publication : La conception de la maquette

Le contenu de mon livre et l’organisation visuelle des différentes composantes définis, j’aborde la mise en page d’un livre un peu de la même façon que celle adoptée pour réaliser un diaporama ou une  vidéo.

Certains paramètres sont propres au médium de l’imprimé.  Son format est prédéterminé et il présente deux surfaces en même temps.  En occident, notre regard est d’abord attiré en haut à gauche.  Des études ont démontré que c’est ce qui est placé à droite qui est retenu.

Bouquet d’images : J’ai déjà tenu compte de ces paramètres  dans la conception des maquettes requises.  J’ai prévu  deux maquettes pour les photos en mode portrait : l’image est située à gauche sur la page gauche et à droite sur la page droite.

Maquette mode portrait

 

Placer les images

C’est à cette étape que j’aborde le travail à faire sur les images qui seront présentées.  Les paramètres abordés ici peuvent difficilement faire partie de l’élaboration d’une maquette, mais ils n’en demeurent pas moins essentiels à considérer.

Est-ce que les images auront un cadre ou non.  Est-ce qu’il y en aura plusieurs par page.  Si oui, combien.  À chaque page?  Est-ce qu’elles seront simplement juxtaposées ou est-ce qu’elles se chevaucheront? Etc.

Je peux décider tout de suite si j’utiliserai un fond de page.  Si c’est le cas, sera-t-il le même pour l’ensemble du livre ou il y en aura plus qu’un?  S’il est unique, je peux l’inclure dans les maquettes enregistrées pour mon projet en chantier.

Les choix faits sur ce plan auront un rôle important à jouer à l’étape suivante.

Créer un rythme

Le rythme sert à maintenir l’intérêt du lecteur.  Il faut garder à l’esprit que celui-ci a devant lui deux pages qu’il peut regarder une à la fois ou apprécier dans une vue d’ensemble.  C’est un aspect important  dans un livre où les images sont présentes et encore plus lorsqu’elles dominent.

Dans ce dernier ca de figure, il faut donc  déterminer l’ordre de présentation des images qui ont été retenues pour faire partie du livre.  J’ai l’habitude de procéder à cette tâche en utilisant Lightroom.  Il se révèle beaucoup plus confortable et convivial que BookWright sur cet aspect.  De plus, il me permet d’avoir au choix : une vue d’ensemble des pages, deux à deux ou encore une page à la fois.

J’utilise différentes avenues dans ma recherche d’un rythme visuel.  Le principe de base, c’est de raconter une histoire.  Je travaille à ce moment dans Lightroom avec un écran en vue globale.  J’obtiens ainsi une première mise en forme de la séquence des images.

Vue générale

Bouquet d’images : Le principe de l’œuvre commune Kadavresky crée automatiquement une séquence.  Par contre pour cette édition, une réalisation « éclatée » – trois vagues en pyramide – exige un concept élaboré pour bien rendre celle-ci.  Nous sommes en présence de six chaînes de création qui ont pour origine une même image.

S’assurer de l’harmonisation

Afin de m’assurer de l’harmonisation des images de cette séquence, je passe à une vue en double page. 

Vue deux pages

Je peux ainsi mieux juger du rendu visuel global et de la cohésion entre les images présentes sur les pages côte à côte.   Si j’ai fait le choix de placer plusieurs images sur une même page, j’alterne avec la vue pleine page. 

Vue pleine page

Dans ce mode, je regroupe les photos concernées et je les dispose dans la page en choisissant l’endroit et la taille de chacune.

Je déplace les images ou les pages selon les besoins jusqu’à ce que je trouve enfin une combinaison qui me plait.  C’est un processus qui peut se révéler fastidieux, mais qui est essentiel.

Inutile de préciser qu’il n’existe pas une seule bonne réponse.  Ce qui me plaît n’est pas nécessairement ce qui conviendra à une autre personne.  Ici, c’est donc le règne subjectif de l’esthétisme personnel qui prend tous ses droits.

Lorsque j’ai enfin obtenu des binômes de pages qui me conviennent, je retourne à une vue générale.  Je prends alors connaissance de ce qu’est devenue ma séquence originale, le « récit » que j’avais élaboré au point de départ.  Si j’ai bien travaillé, il n’existe plus!  Par contre, une nouvelle histoire se dessine et il me reste à la mettre en forme.  Je procède alors en déplaçant ou inversant les pages deux à deux ou en groupe pour arriver à un résultat qui m’apporte satisfaction.

Cette étape complétée, j’ai l’habitude de retourner en mode double page et de « feuilleter » le livre virtuel à partir du début.  J’obtiens ainsi une bonne idée de l’expérience de la prise de contact avec le livre.

Si je dois passer à BookWright pour poursuivre le travail, j’exporte les photos au format jpeg en les renommant selon la séquence finale.  Pour m’assurer de la meilleure qualité d’impression, les photos sont exportées aux dimensions prévues dans la page à une résolution de 300dpi.

Le formatage des textes

Je procède maintenant au formatage des textes.  Le travail de conception réalisé en amont prend ici toute son importance et me permet de travailler de façon efficace.

Lorsque la maquette est bien réalisée, je n’ai qu’à copier le texte dans l’espace prévu et celui-ci s’affiche dans la police choisie et la taille prévue.  Malheureusement, allez savoir pourquoi, ce n’est pas toujours ainsi que ça se passe et je dois parfois procéder manuellement à ces réglages.  À l’occasion,  c’est le texte qui est trop long et je dois donc rechercher une façon de le faire tenir dans l’espace prévu.  L’espacement négatif des caractères devient alors très utile.  J’évite de modifier la taille des polices afin de conserver l’unité visuelle.

L’essentiel du livre est maintenant livre achevé.  La sélection finale des textes et des photos et leur disposition sont complétées.  La mise en forme est appliquée et optimisée.  Il est temps de penser à la finalisation du livre et à procéder à sa publication.  Ce sera le propos du prochain article.

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