<< Grand Défi Pierre Lavoie : la Boucle 2015
Olympus OM-D E-M5 Mark II : la macro confortable >>

Comme vous la savez déjà, le 13 juin dernier, j’ai participé avec une quinzaine d’autres membres du Club photo Dimension à la couverture photographique de la Boucle du 1000km du Grand Défi Pierre Lavoie.  C’était l’occasion pour moi d’expérimenter l’Olympus Om-D E-M5 Mark II dans le cadre d’un événement sportif.

Voici l’équipement que j’avais avec moi :

J’ai configuré sur l’Olympus un préréglage avec les principaux paramètres suivants :

  • Mode AF : Continu
  • AF temps réel : off
  • Assist MF : on
  • Priorité Visage : yeux
  • Collimateur AF : On
  • Priorité C : On
  • Régl. ISO Auto : 6400/200
  • ISO Auto : Tous
  • Mesure : ESP
  • Lecture AEL : mode 1
  • Mode Rafale : H
  • S-IS : Auto

Je dois mentionner que les possibilités de configuration sont phénoménales au risque de s’y perdre facilement.  Par contre, lorsqu’on fait l’effort de se plonger dans le manuel de l’utilisateur, on peut arriver à  configurer l’appareil pour une utilisation efficace et très adaptée à ses besoins.

Sur le terrain

photo : Pierre ProulxJe remercie Pierre Proulx, mon co-équipier pendant cette journée, de me permettre de publier cette photo (Nikon 810, 200mm, 1/500, f/3.5, 100iso).  Elle a été prise à St-François-de-la-Rivière-du-Sud, alors que je préparais mes réglages avant l’arrivée du peloton de tête de la Boucle.

 

J’ai particulièrement apprécié le fait que le collimateur de mise au point suive le sujet dans le viseur, surtout que pratiquement tout le champs du viseur est couvert.  Très utile pour suivre un sujet en mouvement

Par contre, j’ai trouvé agaçant le “gel” de l’image dans le viseur lorsqu’on relâche le déclencheur.  Je crois que ce phénomène est en lien avec l’affichage de la photo après la capture.  Ce sera à vérifier.  Par contre, pendant une prise de vue en rafale, ça ressemble à ce qui se passe avec le D600.

La visée est très confortable, même si l’affichage offre un rendu “télé” et qu’il peut être encombré lorsqu’on active toutes les options offertes.

J’ai apprécié également le poids contenu du matériel Olympus.  La prise en main est très confortable avec le grip d’alimentation.

Les boutons de fonctions sur le dessus du boîtier ne sont pas aussi opérationnels que je le souhaiterait lorsque j’ai l’œil dans le viseur, mais les risques de les activer par erreur sont à peu près nul.  D’autre part, la manipulation des roulettes de réglage est un vrai régal.  J’aime tout particulièrement que la correction d’exposition (± 5 IL tout de même) soit assignée (réglage par défaut d’ailleurs) à la rondelle du déclencheur en mode d’exposition de priorité à l’ouverture.

Je dois avouer que je me suis servi pratiquement autant de l’Olympus que du Nikon pendant cette journée.  J’irais même jusqu’à dire que j’étais plus souvent porté à le prendre en main que le Nikon…

 

Les résultats

Bien que satisfaisants, je dois dire que j’ai été un peu déçu des résultats obtenus. Premier constat : beaucoup de photos hors foyer.  J’ai lu par la suite que la mise au point et l’exposition ne se font que sur la première photo et demeure fixe par la suite en mode rafale élevé (10i/s) et que la stabilisation d’image est désactivée – c’est ce mode H que j’avais sélectionné…  Cette particularité m’a donc jouer de mauvais tours pour cette assignation.  Il aurait été préférable de choisir le mode rafale L (5 i/s tout de même, à peine moins que le D600 en mode rapide).  A retenir!

Autre déconvenue, un bruit plus élevé (sans être dramatique tout de même) que ce que j’avais obtenu jusqu’à ce moment.   Les contre-jours semblent particulièrement susceptibles de présenter ce dernier défaut.  Je crois que la pratique “d’exposer pour la droite” est particulièrement de mise avec cette caméra.  Le blogueur Robin Wood  soulignait d’ailleurs quelque part dans ses réponses aux commentaires de son article sur la prise de vue en haut ISO avec le OM-D E-M10 prendre soin d’éviter de sous-exposer ses photos.

La plupart des photos prises avec la 12-40 mm ont été assez difficiles à traiter en post-production dans mon flux de travail habituel (importation dans Lightroom, traitement des aberrations optiques et du bruit (aucune correction de l’exposition ou du rendu) dans DXO-Optics et optimisation finale dans Lightroom).  DXO améliore sensiblement le piqué de ces images, mais il y introduit plus souvent des artéfacts qu’avec les fichiers Nikon.  Il faut donc doser avec attention les réglages pour chaque photo retenue.  Pour illustrer mes propos, je vous présente ici un cliché représentatif de ces constats.  Les mêmes corrections ont été appliquées aux deux photos traitées dans Lightroom.  Les différences entre les deux versions proviennent uniquement de DXO.  Et pour ceux qui sont fins observateurs, l’ombre plus complète de la main de la dernière photo n’est pas de mon cru.  C’est le résultat de la différence de traitement des déformations de la lentille entre Lightroom et DXO.  Il est impossible de désactiver le profil de correction dans Lightroom et je n’ai pas activé celui de DXO (la correction aurait été encore plus prononcée).

Fichier original
Fichier traité dans Lightroom
Fichier traité dans Lightroom
Grande Boucle du Grand Défi Pierre Lavoie
Fichier traité dans DXO et Lightroom
Fichier original (crop à 100%)
Fichier original (crop à 100%)
Fichier traité dans Lightroom (crop à 100%)
Fichier traité dans Lightroom (crop à 100%)
La Boucle 2015 du Grand Défi Pierre Lavoie
Fichier traité dans DXO et Lightroom (crop à 100%)

Par contre une belle surprise : la qualité d’image obtenue avec la 75-300mm.  De plus, je n’ai pas rencontré la même difficulté à traiter les clichés pris avec cette lentille.

La Boucle 2015 du Grand Défi Pierre Lavoie

 

Je vous laisse le plaisir de jouer aux devinettes et d’identifier les photos prise avec l’Olympus et celle prises avec le Nikon dans cet section de ma galerie de photos.

Mes conclusions de ce baptême du feu avec Olympus?  J’ai eu beaucoup de plaisir à utiliser ce Om-D E-M5 mkii.  Par contre, je devrai me montrer vigilant en ce qui a trait à l’exposition et m’assurer que je choisis la vitesse de prise de vue en rafale (L-5 ou H-10 i/s) en fonction du type de déplacement des sujets que je prends en photo.

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