<< Photographie de nuit avec Francis Gagnon
Grand Défi Pierre Lavoie : la Boucle 2015 >>

Depuis mon voyage au Vietnam, périple durant lequel j’ai transporté environ 12 kilos d’équipement photo pendant 23 jours, la question du poids du matériel de prise de vue est devenu une préoccupation importante pour moi et elle m’interpelle régulièrement, au point de venir entacher mon plaisir lors de mes sorties photo.

Cette réalité a encore pris plus d’acuité lorsque Air Canada (qui sera fort probablement bientôt imité par les autres compagnies aériennes) a annoncé qu’elle mettait en place un contrôle plus strict du volume et du poids du bagage à main.

J’espère voyager régulièrement et je ne voudrais surtout pas que mon précieux matériel prenne la route de la soute à bagage parce qu’il dépasse le poids permis pour un bagage de cabine.

Diverses options sont alors disponibles.  Utiliser des lentilles plus généralistes, restreindre le choix, des optiques embarquées, utiliser du matériel plus léger, etc..  Bref grand débat entre la qualité vs le confort d’utilisation en déplacement.

Vous ne serez pas étonné si je mentionne que la qualité de l’image est au sommet de mes préoccupations, encore plus lorsqu’il s’agit de faire de la photo dans des coins de la planète qui me sont accessibles seulement dans le cadre d’un voyage.  Je n’étais donc pas très chaud à l’option d’utiliser des lentilles de moindre qualité pour alléger mon bagage.

L’idée de laisser en plan mon zoom super grand-angle ou mon 70-200 ne m’enchantait pas beaucoup.  L’option de m’équiper avec du matériel de qualité, mais au poids plus décent me souriait beaucoup plus.

C’est donc de ce côté que j’ai porté mon regard avec plus d’attention même si je n’étais pas chaud à l’idée de multiplier les équivalences (ex: 70-200mm f/2.8 vs 70-200mm f/4).  Récemment, j’ai décidé de franchir le pas et de m’équiper avec du matériel Micro 4/3.  Je m’explique.

L’année dernière, ma conjointe a décidé de faire de la photo elle aussi. Après avoir expérimenté un peu avec le boîtier que je lui avait prêté (un Nikon D7000), elle a décidé de se procurer sa propre caméra et son choix s’est porté sur un Olympus Om-D E-M5.

J’avais été assez impressionné par la qualité des photos qu’il produisait et charmé par son poids plume, mais le viseur électronique et l’ergonomie générale me déplaisait.

La commercialisation du E-M5 Mark II a apporté des réponses très intéressantes à ces doléances.  C’est Serge Pilon, un membre du club de photo Dimension qui m’en a fait l’apologie.  Il a fait la même démarche que moi il y a quelques mois, lors de la sortie de ce nouveau modèle.   Lui-aussi cherchait du matériel plus léger sans devoir sacrifier la qualité et ce nouveau modèle Olympus a parfaitement répondu à ses attentes.  Nouveau viseur, ergonomie remaniée tout était là pour qu’il fasse le saut.  A l’usage, il a été conquis et il en a fait son appareil de tous les jours depuis ce moment.

 

Me voici donc propriétaire depuis peu d’un boîtier Olympus Om-D E-M5 Mark II et de deux lentilles, les zooms 12-40mm f/2.8 et 40-150mm f/2.8 de la série Pro de Olympus.  Tout cet équipement ne fait pas la moitié du poids de mon équipement équivalent en Nikon (D600, Tamron 24-70mm f/2.8, Nikkor 70-200mm f/2.8), le bonheur!

J’apprécie particulièrement certains aspects de son fonctionnement.  En tête de liste, le confort de la mise au point.  Contrairement au D600, les points de visée couvre 90% de la surface du viseur.  Il devient donc facile de cibler la zone de la scène où on désire que la mise au point se fasse.  De plus, il propose un mode Focus Peaking pour peaufiner celle-ci!

Vient ensuite la fonction de vérification de profondeur de champs.  L’avantage du viseur électronique, c’est qu’il n’y a qu’un léger assombrissement de l’image lorsqu’on procède à cette vérification.  Ce viseur électronique permet également d’afficher les zones de sur et de sous-expositions pendant la prise de vue.  C’est un peu déroutant, mais ça peut se révéler très pratique.

Je dois avouer que je suis impressionné par la qualité des images produites jusqu’à maintenant.  Serge mentionnait que c’était très facile de faire de la photo rapprochée avec l’Olympus équipé de ces lentilles.  J’ai tenté l’aventure par curiosité.  Je vous présente le résultat de cette première expérimentation.

 

_EFG0371_DxO_1

1/1250sec – 40-150mm f/2.8 – f/5.0 – 150mm – 200 ISO

 

 

_EFG0375_DxO_1

1/160sec – 40-150mm f/2.8 – f/8.0 – 150mm – 200 ISO

 

 

_EFG0388_DxO_1

1/640sec – 40-150mm f/2.8 – f/8.0 – 150mm – 200 ISO

 

 

_EFG0392_DxO_1

1/400sec – 12-40mm f/2.8 – f/9.0 – 150mm – 200 ISO

 

Elles ont toutes été réalisées à main levée, avec la lumière ambiante et sans accessoire (tube allonge ou bonnette d’approche).  Bluffant!

Demain, je vais l’utiliser en même temps que mon matériel Nikon pour couvrir la Grande Boucle du Grand Défi Pierre Lavoie qui aura lieu à Montmagny.  Je vous ferez part de cette journée dès que possible.

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