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L’auto-publication : La conception de la maquette >>

Récemment, des membres du Club de photo Dimension m’ont sollicité pour partager mon expérience de l’auto-publication par des services comme Blurb ou Photobook.  J’ai acquis une certaine crédibilité auprès d’eux en raison de mon travail à l’édition des livres de l’œuvre commune Kadavresky qui compte déjà quatre publications.  Pour plus de détails sur cette œuvre commune, rendez-vous ici.  Pour consulter les livres en ligne, c’est ici, ici, ici et .

Loin de moi la prétention d’offrir LA façon de procéder.  Mon intention se limite à présenter mes réflexions et mes guides lorsque j’entreprends la création d’une publication.

La décision

Ce qui peut nous inciter à publier un livre en auto-publication

Plusieurs motifs peuvent faire germer un projet d’auto-publication.  J’ai des photos que je veux diffuser ou des textes que je veux faire connaître.  J’ai en tête un projet photographique ou de rédaction.  Le point commun de ces projets : je désire un support tangible.  Et le plaisir de manipuler un bel objet que je peux également partager ou offrir en cadeau.

La conceptualisation

Le point de départ de l’aventure de l’auto-publication, c’est mon propos : souvenirs de voyage, présentation d’un milieu, démarche artistique, biographie d’une personne importante à mes yeux, roman ou essai etc.

On peut donc regrouper le document final en trois grands types :

Texte, images, textes et images.

  • Texte : c’est un format qui nous est très familier, c’est celui qui assure la diffusion des romans, essais et autres documents qui ne comportent que du texte.
  • Images : pratiquement dénué de tout texte, il met en valeur des images (photos, dessins, gravures, etc.).  Il est souvent associé au livre d’art ou au catalogue d’exposition.
  • Textes et images : peut-être le plus commun, il présente textes et images dans ses pages.  C’est à celui-ci que je m’attarderai.

Selon la nature de mon projet, je dois établir si le texte est le cœur du livre et que l’image sert d’illustration, si les textes et les images sont d’égale importance ou si c’est  l’image qui est le sujet et que le texte sert d’accompagnement.  Ce premier exercice me permettra d’élaborer un concept cohérent et facilitera les décisions à prendre.

Pour faciliter la poursuite de l’exercice, je vais présenter la démarche que j’ai suivie pour l’édition de la dernière œuvre commune Kadavresky : Bouquet d’images.  Il s’agit d’un document qui doit mettre en valeur les créations visuelles des participants et le texte (parfois très succinct, parfois très élaboré) de la démarche suivie par chacun dans la réalisation de sa photo.

Le format

Première décision à prendre dans l’élaboration du concept, c’est la forme que prendra la publication : livre, magazine voire dépliant.

Bouquet d’images : ici pas de suspense, il s’agit d’office d’un livre.

Une fois ce premier choix établi, je recommande d’établir dès ce moment le format à utiliser (portrait, paysage, carré), parmi ceux disponibles.  Il sera toujours possible d’en adopter un nouveau en cours de route, mais il faudra reprendre tout le travail de mise en page mené jusqu’à ce moment.

Bouquet d’images : afin de bien répondre au but visé, chaque page ne comporte qu’une seule photo avec le titre, le nom du créateur et son texte d’accompagnement.  J’ai adopté le format carré pour ce projet.  Ce format permet d’intégrer chaque image, qu’elle soit en mode portrait ou paysage, en conservant ses dimensions.  Elle laisse également un espace suffisant pour les textes.

La prochaine étape nous amène à déterminer les dimensions du document.  Ici, c’est le choix des dimensions offert par l’entreprise choisie qui dictera la décision finale.  Il faut également établir un ordre de grandeur du nombre de pages visé (nombre pair impérativement).   Il est commun que le prestataire exige un nombre minimum de pages et fixe un maximum possible.

Bouquet d’images : Blurb offre deux dimensions de format carré.  Mon choix s’est porté naturellement sur le plus grand format disponible pour bien mettre en valeur le travail de création des quarante-neuf participants.  Le livre comporterait donc au moins 50 pages.  Le maximum visé : 60 pages.

Enfin, le choix du papier parmi les qualités disponibles est un autre élément à prendre en considération.  Cependant, cette décision peut être reportée à l’étape finale du processus d’auto-publication.

Un facteur à considérer

Une fois  parvenu à ce point de la démarche, nous pouvons déjà avoir un bon aperçu du coût final du produit fini.  Je vous invite à consulter cette page chez Blurb.  Si celui-ci nous apparaît prohibitif, nous avons encore tout le loisir de réviser nos décisions pour arriver à le diminuer.

Nous sommes maintenant prêts à nous lancer dans la réalisation proprement dite du livre convoité.

J’aborderai  cette nouvelle étape de l’auto-publication  dans mon prochain article.

À bientôt.