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Autrefois, il y a de cela bien longtemps, je percevais la pratique du portrait en studio comme une activité éloignée de la photographie telle que je la concevais.

Inutile de préciser que cette perception n’est plus de mise depuis belle lurette.  J’ai tâté le terrain à quelques occasions, mais sans jamais mettre les efforts requis pour maîtriser ce domaine.  Ma participation à l’édition 2015 de Help-Portrait comme retoucheur a ravivé cet intérêt.

J’ai fait part à ma conjointe que je voulais profiter de ses vacances pendant les Fêtes pour réaliser des séances de portrait en studio.  Elle a accepté la proposition avec enthousiasme.

En soirée hier, Joanne accepte, malgré sa fatigue, de se prêter à une séance de portrait impromptue.  Je règle rapidement la position du flash et du réflecteur et nous voila prêts à commencer.  Les premiers clichés sont très, très moyens.  Pourtant, l’exposition est bonne, les ombres sont bien débouchées.  Nous identifions que l’angle de la lumière creuse ses traits et donne un rendu peu flatteur.  Après quelques tâtonnements, nous arrivons enfin à obtenir quelques chose de satisfaisant.

Le plaisir est alors au rendez-vous et nous nous laissons prendre au jeu pendant de longues minutes jusqu’à ce que la fatigue de la journée prenne le dessus et mette fin à la séance.

Même s’il est déjà tard, j’ai hâte de voir le résultat de ce “shooting”.  Transfert des fichiers sur mon poste, importation dans Lightroom et sélection des photos.  Quelques-unes retiennent mon attention, les autres sont mises à la corbeille.

J’entreprend alors l’optimisation des photos retenues.   À l’écran de l’ordinateur, je réalise que ce qui apparaissait bien balancé sur l’écran du D600 n’est pas tout à fait aussi à point que je le croyais, sans être catastrophique non plus.  Les contrastes demeurent assez importants et la lumière n’est pas aussi diffuse que je l’aurais souhaité, ce qui entraîne un durcissement des traits et une accentuation des rides.

Je me tourne alors vers un logiciel spécialisé, Portrait Professional Studio 10, dont j’avais fait l’acquisition il y a quelques années, au moment de mes premières velléités de pratique du portrait en studio.  Je suis rapidement confronté à une compatibilité restreinte avec la dernière version de Photoshop et surtout la taille du fichier généré par le D600, ce qui amène plusieurs plantages des deux logiciels.  Je réussi malgré tout à obtenir un produit fini, mais le résultat m’apparaît plus ou moins heureux.

Nouvelle expérimentation à partir du même fichier, cette fois avec  Perfect Portrait 2 inclus dans Perfect Suite 7 de OnOne.  Le résultat est plus convaincant, mais une fausse manœuvre gâche le travail et me force à tout reprendre.  C’est à ce moment que Lily, la chatte du voisin qui a élu domicile avec nous, saute sur mon plateau de travail et réclame mon attention.  D’un autre côté, mon lit m’appelle également.

Après une bonne nuit de sommeil, je retourne à mes expérimentations.  Le résultat n’est pas réellement satisfaisant et le processus m’apparaît laborieux et plein d’embûches pour arriver à un résultat somme toute très mitigé.

Je me tourne alors vers Google et j’entre : retoucher la peau photoshop.  Quelques dixièmes de secondes plus tard, j’obtiens plus de 23 000 résultats!

J’opte pour le tuto assez récent, Photoshop – Portrait Adoucir la peau et conserver la texture, offert par Philip Escartin sur Youtube :

https://www.youtube.com/watch?v=R6JLjEMU1-g

La procédure est très bien détaillée et simple à réaliser.  Merci monsieur Escartin!  De plus, les différentes étapes de cette procédure peuvent facilement être intégrées dans une action de Photoshop.

Voici le résultat obtenu à l’aide de cette technique basée sur l’utilisation du filtre passe-haut et du flou gaussien:

Portrait_Jo_01

J’apprécie le rendu très naturel, la facilité et la rapidité du travail pour arriver à ce résultat avec une connaissance des techniques de base du travail dans Photoshop.

 

La retouche par séparation de fréquence

Un autre tuto, Initiation à la retouche par séparation de fréquence, celui-là offert par Julien Pons :

https://www.youtube.com/watch?v=etqHqyib9U8

est enclenché à la fin du visionnement de celui de Philip Escartin.  Curieux, je prend le temps d’écouter le début de celui-ci.  Impossible de le lâcher.  Julien Pons nous fait découvrir en un peu plus de 20 minutes la puissance de Photoshop avec des techniques somme toute simples lorsque présentées de façon aussi magistrale.

Je m’empresse d’expérimenter ces nouvelles connaissances sur une photo pour laquelle j’hésitais à utiliser l’approche avec le filtre passe-haut présentée plus haut.  Voici le résultat de cette expérimentation :

Portrait_Jo_02

Je ne vous présenterai pas la photo d’origine, mais je peux vous affirmer que le résultat est bluffant!

Mon manque d’expérience dans la mise en place d’un éclairage bien balancé et bien diffusé m’a donc permis de découvrir deux techniques de post-traitement particulièrement efficaces pour améliorer le rendu de la peau.

Évidemment, je vais poursuivre mes efforts à apprendre et à appliquer  les règles d’un bon éclairage studio.  Pour soutenir ceux-ci, deux outils m’apparaissent souhaitables :

  • utiliser le mode connecté pour profiter d’un écran digne de ce nom, au moins pendant la mise en place du “setting”;
  • utiliser un flashmètre pour bien ajuster les différentes sources lumineuses et obtenir des contrastes adéquats.

En guise de conclusion, je ne peux me priver du plaisir de vous présenter les deux autres photos que j’ai retenues de cette séance impromptue :

 

 Portrait_Jo_03

Portrait_Jo_04

 

À la prochaine,

eF!